Le corps se donne au regard, le visage au face à face.
Ils se montrent tous deux dans ce qu'ils sont, dans leur énigme, leur étrangeté.
Mais que reste t-il après l'instant et l'image photographique ?
Il reste ce que j'ai cru voir.
Ce que j'ai cru entendre.
Ce que j'ai cru sentir.
Ce que j'ai cru toucher.
Ce que j'ai cru goûter.
Il reste l'impalpable, l'imaginaire, le souvenir.
Il reste le rêve de l'autre.
Cet Autre, léger, mutant, cruel, glamour, acide, mordant, touchant, tactile.
Cet Autre qui s' installe dans votre souvenir, dans votre intimité, qui se perd, s'éfface et réapparait à votre mémoire.
Cet Autre qui se juxtapose à la réalité photographique, à sa propre image, à sa propre réalité et se matèrialise pour résonner encore et encore.
