Ce dernier dimanche de décembre est marqué par des retrouvailles avec une ancienne étudiante des B-A de Marseille.
Après-midi à regarder son travail (peinture), à discuter, partager, s'interroger et rire.
La revoir m'a fait beaucoup de bien.
Déjà car lorsque nous avons évoqué nos vies par rapport au monde du travail, nous sommes dans les mêmes interrogations, nous sommes confrontées à la même peur du job alimentaire qui nous permet non pas de s' épanouir dans une vie voire carrière professionnelle bien tracée, carrée, avec des possiblités d'évolutions, mais plutôt de continuer de créer, de faire, d'agir, de produire dans le domaine artistique.
Notre moteur c'est peindre, photographier, dessiner, storyboarder...
Il ne faut pas croire qu'exposer, entrer dans une galerie, présenter un book est chose facile.
Savoir se vendre en dehors d'un cv, avec tout un travail, une recherche, un rendu visuel, est loin d'être évident, ce n'est pas non plus la peur du j'aime/je n'aime pas face au travail, car là n'est pas le sujet, mais plutôt en être suffisament détaché pour le montrer et oser s'exposer.Après la critique positive et négative losqu'elle est justifiée et expliquée est plutôt enrichissante, interessante.Et ce n'est pas non plus parceque quelqu'un n'accroche pas, où qu'il n'a pas la même sensibilité artistique qu'il faut tout remettre en question.
Il y a des hauts et des bas comme tout en chacun mais ce qui me touche s'est que pour une fois je sors du contexte bien établi des gens qui ont une vie professionnelle "normale".Je pense que nous nous sommes comprises sans avoir tout à décortiquer et à expliquer et quelques fois c'est appréciable aussi bien dans le discours que dans le visuel.














